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c'est un article à explorer
Par Anonyme, le 14.08.2025
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Par Anonyme, le 30.04.2024
bonsoir ! heureuse d'avoir pu lire un post nouveau sur la situation en terre sainte et sur le " roi mendiant"
Par Anonyme, le 17.01.2024
l'époque où ce genre de site de vraies informations grouillaient sur le net (tout a été effacé!), me manque, j
Par Anonyme, le 23.12.2023
c'est très intéressant !
Par RETY Fabienne, le 31.10.2023
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Date de création : 28.12.2010
Dernière mise à jour :
02.01.2026
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Eliphas Lévi Zahed, du vrai nom Louis Alphonse Constant, écrivit à la fin du XIX èmes siècles, commenté par Joseph Bizouard, un des ouvrage majeur dans l’occultisme : Dogme et rituel de la Haute Magie.
Il dessina le symbole de l’AntiChrist, l’exagramme ou l’étoile à six branches. Cette figure est le Macroposope et le Microposope (le grand et le petit monde) de la Kabbale. Un serpent encercle deux personnages identiques de formes et de couleurs opposés mais dissemblables dans leur réalité. Le Macropospe ou Adam-Kadmon, est le personnage bon et le second est le mauvais, le Mage Noir ou le demi dieu. Nous reconnaissons par la, doctrine de Manès, le Manichéisme. C’est l’imprécation de la régénération est la symbolique de la Table d’émeraude d’Hermès Trimegiste. Cette opposition est factice, car la magie noire est de même substance que sa consœur, la magie blanche, comme le fit remarqué Bizouard et Gougenot des Mousseaux.
Un second symbole fut dessiné par Eliphas Lévi, c’est le très célèbre baphomet. Ce dernier fut repris par Hans Ruby Giger, présenté dans son Nécronomicon.
Cette figure est la pièce maîtresse et la courroie de transmission dans l’occultisme et les cercles secrets ainsi que le satanisme. L’album C.D. The Servents of Beast, du groupe Temple Of Baal, (groupe français), met en scène sur la jaquette au recto, une gravure de l’époque du XVIII èmes siècles. L’origine de cette gravure est bonne, car les saints à droite et à gauche du personnage central, dégage la Bonté même. Seulement, la figure principale, Jésus Pantocrator, est volontairement défigurée. Le visage de Jésus est substitué par celui du Bouc Azazel. Ce bouc noir, prend sa source dans le livre du Lévitique : Quand au bouc sur lequel est tombé le sort « À Azazel », on le placera vivant devant Yahvé pour faire sur lui le rite d’expiation, pour l’envoyer à Azazel dans le désert.[1]
Le Bouc noir ou le Démon Azazel, se fait dieu et remplace la sublime image de Jésus le Messie. Et l’ensemble de cet emblème, est le Baphomet. Cela nous rappelle la mosaïque d’Irénée de Lion. L’Ennemi a semé l’ivraie et l’humanité contemple le Renard Malin. Il tient dans sa main gauche comme une mesure où se finit un Crucifix à l’envers. À sa droite et sa gauche, nous lisons les deux lettres grecs, Alpha et Oméga. Et au dessus, deux lettres Hébraïques et deux lettres en français qui donnent le nom de beast. Cette icône maligne est un outrage contre Verbe de Dieu. Cela revient à dire, que Jésus chasse les démons par le Prince des Ténèbres. Relisons le passage dans l’Évangile de Matthieu :
Celui-là n’expulse les démons que par Béelzéboul, le prince des démons.[2]
À la page 158, du livre Dogme et rituel de la Haute Magie, d’Eliphas lévi, nous voyons la gravure du Baphomet dessiné par l’auteur. Le titre du frontispice est le suivant : Bouc du sabbat. Baphomet et Mendès.[3] L. A. Constant continue dans son livre, ces quelques paroles :
Nous donnons en tête de ce Rituel la figure exacte de ce terrible empereur de la nuit avec tous ces attributs et tous ces caractères…les magiciens,…les initiés aux sciences occultes…ont adorés, adorent encore et adoreront toujours ce qui est signifié par cet épouvantable symbole…
Oui, … il a existé et il peut exister encore des assemblées présidées par cette figure assise sur un trône avec sa torche ardente entre les cornes…le bouc représente le feu, et il est en même temps le symbole de la génération…
Toute la kabbale et toute la magie se partagent en effet entre le culte du bouc sacrifié et celui du bouc émissaire. I y a donc la magie du sanctuaire et celle du désert, l’église blanche et l’église noire, le sacerdoce des assemblées publiques et le sanhédrin du sabbat…
Le bouc qui est représenté dans notre frontispice porte sur le front le signe du pentagramme, la pointe en haut,…il fait des deux mains le signe de l’occultisme, et montre en haut la lune blanche…, et en bas la lune noire… »
Le baphomet est une figure androgyne, et celle-ci prend racine avec le mythe crée par Platon dans son ouvrage : Le Banquet. Dans un autre livre, Eliphas Lévi écrit :
Il porte entre les cornes le flambeau de la vie, et l’âme vivante de ce flambeau, c’est Dieu…Le baphomet…: c’est le signe de l’initiation ; c’est aussi la figure hiéroglyphique du grand tétragramme divin…Le Baphomet est analogue au Dieu noir…C’est le côté obscur de la face divine…c’est le diable.[4]
Selon un dictionnaire, ce dieu est bicéphale ou tricéphale. Plus tard, on affirma que le Baphomet était une représentation du principe primordial androgyne…M. Albert Ollivier se demande si le mot Baphomet ne vient pas de Bapho, un port de Chypre, où dans l’Antiquité se trouvait un temple fameux consacré à Astarté qui est à la fois Vénus et la lune, vierge et mère. D’autre pensent que Baphomet est une déformation de Mahomet. Ou encore que ce sont les lettres principales des mots Templi Omnium Hominum Pacis Abbas lus à l’envers.[5]
Dans le Dictionnaire Infernal et Répertoire Universel, se trouve au début, une gravure intitulée : Le sabbat dans tous ses détails. D’après le tableau de Spranger.[6] Les démons dansent avec les sorciers et les sorcières et au milieu, le Baphomet, assis sur son trône avec un air triste.
Nous revoyons le Bouc Baphomet dans un cercle, l’arcane astrologique divinatoire avec les fêtes des sorciers : Yule(le 21 décembre), Imbolic(le 2 février), Spring, Beltane (le 30 avril), Midsummer, Lughnasadh, Autumn, Samhain. Ce sont les huit fêtes célébrées par les sorciers, ainsi que le dimanche, pour se moquer de Dieu et Ses Enfants.
Dans le Palladisme, nous retrouvons le baphomet identique à celui d’Eliphas Lévi, avec à sa droite le triangle et son œil, un serpent se love autour de la colonne qui soutient le delta. Et à sa gauche, un autre serpent dressé où un soleil comme une auréole, se place au niveau de sa tête. Le Bouc noir, pour finir, est dessus le globe terrestre. Il possède deux ailes et des pieds de bouc. Les deux serpents enroulés sur eux-mêmes à la hauteur de son abdomen dessinent le sigle mathématique infini. Sa main gauche se dirige vers le croissant de lune blanche, et sa main vers le bas se dirige vers le croissant de la lune noire. Dans la Gnose ésotérique, au-dessus du baphomet, se situe l’étoile flamboyante avec la lettre G comme Gnosis. Les chevaliers Kaddosh, évoquent quant à eux, le baphomet au plus haut degré de leur rituel.
Plus tard, le baphomet donna le pentacle que nous connaissons. Celui-ci, est constitué de deux cercles où se trouve l’étoile à cinq branches avec la pointe vers le bas. Sa symbolique dessine la tête du Bouc. Ses deux cornes se dressent vers le haut, ses oreilles sont dirigées vers le bas, sa barbe constitue la pointe inversée. Dans le pentagone central, dessiné par les cinq segments de chaque pointe, se dessine le regard du Bouc, concentrés vers le bas . À chaque sommet des pointes, est placée une lettre Hébraïque (lamed, Waw, Iod, Tau et Nun) qui donne le nom de Léviathan. Ce symbole est le signe de reconnaissance de l’Église de Satan d’Anton S. Lavey (The Church Of Satan). Le baphomet est encore dans le tarot du monde ténèbres, constitués de 22 cartes constituées des tableaux de Hans R. Giger.
Ce dernier recomposa le baphomet d’Elyphas Lévi avec la présence d’une femme élevée sur la flamme entre les deux cornes du Bouc. Les quatre membres et la tête de la femme, forme un pentacle vivant, ce la peut être interprété comme la Prostituée fameuse assise sur la Bête. Elle tient à chaque main, un couteau, Le décor est dans un ensemble bio mécanique. Les pieds du bouc reposent sur cinq crânes humains, comme si cela représentait le mont Golgotha, le Mont dit du Crâne.
Un second tableau du même peintre, représente le baphomet avec des traits plus purs, ou la couleur bleu nuit prédomine l’œuvre. La femme et le bouc font corps et derrière la femme se place un cercle de métal où rayonne des seringues. La tête du bouc est proéminente et ses deux cornes dominent le cœur de la peinture. La plupart des groupes de musique Black Métal ou encore Gothic, utilisent le pentacle. Le premier du genre, fut Venom au début des années quatre vingt.
[1] Lv 16, 10
[2] Mt 12, 24
[3] Secrets de la Magie, Dogme et Rituel de la Haute Magie, Histoire de la Magie et La Clef des Grands Mystères, Éliphas Lévi, Édition établie et présentée par Francis Lacassin, Éditions Robert Laffont, Paris, 2000, p.158-246-247-248-250-251-251
[4] Le Livre des Splendeurs, parE liphas Lévi, Guy Trédaniel, Éditions de la Maine, Paris, p. 205-206-207
[6] Dictionnaire Infernal, répertoire universel, par J. Collin de Plancy, Paris, Henri Plon, imprimeur éditeur, 1863