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Israël décrète l'interdiction du Mouvement islamique

Publié le 17/11/2015 à 23:54 par laparousiedejesus Tags : aqsa mouvement islamqiue jerusalem al omar intifada muslim
Le cheikh Raed Salah (3e en partant de la droite), leader du Mouvement islamique, lors d'une manifestation à Sakhnin, dans le nord d'Israël.

 

Cette organisation, très impliquée dans la défense du statu quo sur l'Esplanade des lieux saints, est accusée d'inciter à la violence. Les partis arabes prennent sa défense et appellent à la grève générale.

Correspondant à Jérusalem

Le cabinet de sécurité présidé par Benyamin Nétanyahou a décrété mardi matin l'interdiction du Mouvement islamique en Israël (branche nord). Cette organisation apparentée aux Frères musulmans, qui compte environ 10.000 membres et apporte une aide sociale à 150.000 Arabes israéliens, est accusée par le gouvernement de constituer «une menace à l'ordre public», ainsi que d'inciter ses partisans «à la haine et au racisme». De nombreux observateurs soupçonnent les autorités, qui planchaient depuis plusieurs semaines sur cette mise au ban, d'avoir profité du choc créé par les attentats de Paris pour faire passer une mesure controversée. Les responsables de plusieurs services de sécurité ont récemment exprimé leurs doutes sur son opportunité. Gilad Erdan, le ministre de la Sécurité intérieure, n'en a pas moins justifié: «l'État d'Israël doit être à l'avant-garde dans la lutte contre l'islamisme extrémiste dont on a vu les émissaires massacrer des innocents à Paris, New York, Madrid ainsi qu'en Israël».

Le parallèle entre le Mouvement islamique (branche nord) et les groupes djihadistes impliqués dans ces attentats peut laisser songeur. L'organisation islamiste, dont 17 succursales ont été perquisitionnées lundi soir par la police israélienne, a pignon sur rue et anime depuis une vingtaine d'années une campagne intitulée «al-Aqsa en danger». Ses porte-parole accusent les dirigeants israéliens de vouloir remettre en cause le statu quo sur l'Esplanade des Lieux saints dans le but d'autoriser les juifs à y prier - ou même de détruire les mosquées qui s'y élèvent. Les revendications concurrentes des Palestiniens et d'une partie du courant sioniste religieux autour de ce site ont récemment alimenté un regain de tension à Jérusalem et en Cisjordanie. Douze Israéliens et quatre-vingt-trois Palestiniens ont été tués depuis le déclenchement, début octobre, de ce cycle de violences. «La vaste majorité des attaques terroristes récemment commises par des Palestiniens étaient inspirées par cette propagande», estime le bureau du premier ministre.

«Une pente dangereuse»

Le gouvernement, qui ne cesse d'affirmer son attachement au statu quo, dit être confronté à «une campagne mensongère». Mais les multiples actions en justice intentées contre l'organisation n'ont pour l'heure accouché que de résultats assez médiocres. Le cheikh Raed Salah, qui en est le chef charismatique, vient seulement d'être condamné à onze mois de prison pour des propos tenus en 2007. «Force est de constater que cette organisation, dont certaines affirmations peuvent parfaitement être jugés mensongères, reste le plus souvent dans les limites de la liberté d'expression telle que la définit la loi israélienne, note Ofer Zalzberg, analyse au centre de réflexion International Crisis Group. Ses dirigeants rejettent Israël en tant qu'État-nation du peuple juif, partagent les options théologiques du Hamas et se disent prêts à mourir pour al-Aqsa, mais ils n'ont jamais appelé à la violence. La décision de le faire interdire au nom d'une menace sécuritaire discutable revient à entraîner notre démocratie sur une pente dangereuse.»

Les responsables des principaux partis arabes ont unanimement dénoncé, mardi matin, l'interdiction du Mouvement islamique (branche nord). «Il s'agit à nos yeux d'une décision politique et raciste, a protesté Taleb Abou Arab (Liste unie), qui revient à exclure l'intégralité de la population arabe.» Un appel à la grève générale a été lancé aux habitants des localités arabes pour la journée de jeudi, tandis que les responsables palestiniens ont accusé Benyamin Nétanyahou d'exploiter la tragédie parisienne. «Nous sommes bien décidés à faire obstruction à cette décision, et ferons tout pour dissuader le gouvernement de viser ainsi d'autres organisations», annonce Ibrahim Hijazi, chef du bureau politique du Mouvement islamique (branche sud). Contrairement à l'organisation dirigée par Raed Salah, cette structure revendique son inscription dans le paysage institutionnel israélien. «En criminalisant ainsi l'expression de désaccords politiques, le gouvernement place les partis arabes dans une situation délicate, analyse Ofer Zalzberg. Ils vont devoir trouver le moyen de s'opposer à cette restriction de leur espace d'expression, tout en évitant de tomber dans le piège de la violence.»

 

Source : http://www.lefigaro.fr/international/2015/11/17/01003-20151117ARTFIG00211-israel-decrete-l-interdiction-du-mouvement-islamique.php#xtor=AL-201